À l’initiative d’une de ses circonscriptions locales, la Fédération Saint-Michel des Mutualités chrétiennes a organisé, dans le courant de l’année 2017-2018, quatre soirées de réflexion sur l’organisation des soins de première ligne en Région bruxelloise. Les participants, membres de la mutualité, ont pu débattre avec des représentants des secteurs concernés, ainsi qu’avec l’Observatoire bruxellois de la santé. Cet article résume les principales conclusions de ces rencontres. Sur certains points, il les met en regard du « plan santé bruxellois » en voie de finalisation au gouvernement de la Commission communautaire commune (Cocom).

En Belgique comme ailleurs, les technologies numériques s'invitent de plus en plus dans le champ de la santé et de la vie du patient. Nul doute qu'elles peuvent rendre de nombreux services et contribuer à une réelle amélioration de l'organisation des soins. Mais elles posent de nombreuses questions, notamment d'ordre éthique. Analyse.
En 2014, la facture moyenne pour une hospitalisation en chambre double ou commune s’élevait à 281 euros. En chambre individuelle, cette même moyenne atteignait 1.461 euros, soit cinq fois le prix. Un écart qui ne cesse de croître, d’après les études réalisées depuis 2004 par la Mutualité chrétienne. Les chambres individuelles sont-elles désormais uniquement destinées aux plus aisés d’entre nous ? Les médecins réservent-ils le même traitement à tous leurs patients ? Explications.
Le vieillissement de la population est un des enjeux majeurs auquel notre société devra faire face à l’avenir. Si le véritable boom démographique est attendu pour 2030, c’est aujourd’hui que nous devons nous y préparer. Dans ce contexte, comment faire face à l’augmentation du nombre de personnes potentiellement dépendantes ? Certains pays européens, comme le Luxembourg, proposent des solutions d’assurance dépendance organisées au sein de leur système de protection sociale. La Belgique envisage cette piste de plus en plus sérieusement. Mais est-ce concrétisable chez nous ?
En septembre dernier, une enquête menée par la Mutualité chrétienne faisait grand bruit, car elle mettait en lumière la difficulté d’accès aux soins de santé pour les bénéficiaires du Revenu d’intégration sociale (moins de 65 ans). Depuis, une enquête similaire a été menée auprès des bénéficiaires de la Garantie de revenus aux personnes âgées (plus de 65 ans). Cet article livre les résultats de ces deux enquêtes, les conclusions qui en émanent et quelques pistes pour un nécessaire changement de cap.
En 2013, l’assurance maladie-invalidité obligatoire (AMI) qui, depuis peu, porte le nom officiel d’ «assurance soins de santé et indemnités (ASSI) » 1, fête ses 50 années d’existence. Cet anniversaire est l’occasion de dresser son bilan, de retracer son histoire, mais également de se tourner vers l’avenir. Depuis sa naissance en 1944, l’ASSI est fidèle à ses principes fondateurs : offrir une couverture de soins de santé large et universelle basée sur la solidarité. Mais dans un contexte de crise économique accompagné de transferts de compétences vers les entités régionales, ces missions cardinales pourraient s’avérer fort compromises. Il faut y prendre garde, car c’est l’avenir des soins de santé qui est en jeu.