Lors de la Semaine sociale du MOC d’avril 2017, consacrée au sens et à l’avenir du travail, le thème de la réduction collective du temps de travail a été mis en avant dans de nombreux débats. Une forme particulière est discutée ici : la semaine de quatre jours. Une formule qui permettrait de redistribuer l’emploi, de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes et d’améliorer la qualité de vie des travailleurs. L’idée fait son chemin, pas seulement dans la tête de quelques penseurs utopistes.
La loi du 26 juillet 1996, dite « loi relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité », encadre la négociation collective sur les salaires en Belgique. Elle est injustement méconnue du grand public au regard de ses effets en matière de pouvoir d'achat, de limitation de la négociation collective et d'application au salariat d'une logique économique néoclassique. Plus de vingt ans après sa mise en œuvre, la majorité MR/N-VA au Parlement vote son durcissement et confirme l'orientation du projet au détriment de tous les salariés du pays.
Sois acteur mais fais ce que je te dis ! Cette injonction paradoxale sous-tend de nombreuses mesures d’accompagnement issues des politiques d’activation. Celles-ci considèrent la formation professionnelle comme un outil privilégié à disposition des travailleurs sans emploi pour leur permettre d’assurer leur responsabilité : adapter leurs compétences pour améliorer leur employabilité. À contre-courant de cette vision dominante, l’approche par les capacités 1 envisage la formation comme une liberté visant l’émancipation socioprofessionnelle des bénéficiaires. Éclairage.
En Belgique francophone, la formation en alternance souffre globalement d’une image négative. Elle est considérée aujourd’hui encore comme une filière de relégation qui fait peu souvent l’objet d’un choix positif par les jeunes. Dans d’autres territoires, parfois très proches, il en est tout autrement. Les acteurs de la formation, en articulation avec les autorités politiques, ont donc entrepris de réhabiliter l’alternance en Fédération Wallonie-Bruxelles avec l’ambition d’en faire une filière d’excellence. Et l’enjeu est de taille. Décryptage.
Il y a six ans, la crise économique a pris le monde de court et a causé une grave crise sociale. Depuis lors, le taux de chômage s’est littéralement envolé dans la zone euro, passant de 7,6 % à 12 % en 2014. Sur la même période, la Belgique a limité « exemplairement » la casse (de 7 % à 8,5 %). Par ailleurs, étant donné la durée de la crise, le chômage de longue durée aurait dû augmenter chez nous, comme cela a été observé dans la zone euro. Pourtant, il n’en fut rien. Décryptage d’un jeu de dupes 1.
De novembre 2013 à janvier 2014, la Fondation Travail-Université (FTU) a, à la demande de la CSC, consulté près de 1985 travailleurs sans emploi (TSE) pour dresser un bilan des politiques d’activation des chômeurs après dix années d’existence. Comment ces politiques sont-elles vécues ? Ont-elles des impacts positifs ? Autant de questions qui ont été soumises à ces TSE et dont les résultats sont évoqués en détail dans cette interview.

Depuis quelque temps, l’Union européenne pousse ses États membres à réformer considérablement le paysage de la formation professionnelle des adultes afin de rendre plus comparables les acquis d’apprentissage et d’harmoniser les procédures d’évaluation. Si l’intention est positive, la façon dont cela se traduit en Belgique risque malheureusement de se révéler inadaptée au public très fragilisé du secteur de l’insertion socioprofessionnelle. Les outils techniques risquent en particulier de reléguer l’accompagnement social à l’arrière-plan. Explications.
Pour certains partis comme pour les syndicats, la réduction du temps de travail (RTT) est une politique socio-économique à mettre en œuvre avec plus ou moins d’urgence, selon les cas. Pourtant, au vu de la catastrophique conjoncture économique actuelle, cette orientation politique semble avoir toute sa pertinence. Pour vérifier cette assertion, la Fondation Travail-Université a, sur base d’un travail de réflexion initié par la CSC, sondé plusieurs centaines de militants syndicaux. Voici les principales tendances de cette étude.
Institué en 2004, le système de « contrôle du comportement actif de recherche » des chômeurs entre petit à petit dans sa vitesse de croisière. Il est dès lors possible de commencer à tirer quelques conclusions de l’expérience acquise. Cet article reste général, et ne s’étend pas sur les éventuelles corrections juridiques à apporter aux textes en vigueur, sauf lorsqu’elles touchent à l’essence du système. Il ne rappelle d’ailleurs qu’à très grands traits la description même du système, que le lecteur intéressé pourra trouver facilement dans d’autres publications 1.