Le Parlement européen est impliqué dans le vote d’un «paquet» de six propositions législatives destinées à répondre au manque de discipline budgétaire. Cette réforme des règles de l’Union économique et monétaire entend durcir le pacte de stabilité et de croissance et introduire des sanctions contre les États. Elle se fait dans l’urgence et en dépit des procédures démocratiques habituelles. Une réforme qui risque de creuser davantage le fossé entre les institutions, les États et les citoyens européens.
Pour de larges segments du monde politique et de la société civile en Afrique, les BRICS+ constituent une alternative salutaire à la domination occidentale, en proposant de nouveaux partenariats plus équitables, plus respectueux des souverainetés nationales et davantage centrés sur les priorités de développement national. Reste qu’entre l’Afrique et ce club hétérogène de puissances émergentes, la relation demeure très inégale, tendant même à reproduire l’ancienne dichotomie Nord-Sud. L’essor de l’Afrique ne reposera pas sur les BRICS. Il dépendra de sa capacité à s’engager dans un projet de développement. Explication.
La fin du cycle de conflits dans la sous-région des Grands Lacs passera par une collaboration avec les pays concernés et leurs communautés, notamment les diasporas. Comment, à partir de relations brisées entre les communautés des différents pays de la sous-région, œuvrer à la guérison ? Éclairage sur le travail de réconciliation que mène, en Belgique, l’association Justice & Paix, avec des jeunes issu·es des diasporas burundaise, congolaise et rwandaise.
Riches en ressources minérales, les terres indigènes au Brésil attisent les convoitises, à l’exemple du Territoire Yanomami dans l’État amazonien du Roraima. Sous la présidence de Jair Bolsonaro, les orpailleurs clandestins y ont multiplié les incursions, les abus contre les communautés et les atteintes à l’environnement. Si le retour au pouvoir de Lula marque un répit pour les communautés indigènes, les évolutions politiques internes et la demande croissante en métaux dits «critiques», nécessaires à notre transition énergétique, risquent de relancer de plus belle la course prédatrice à la ressource dans leur territoire.
Les Chiliens et les Chiliennes ont rejeté à 62 % le projet de Constitution qui devait remplacer celle héritée de la dictature de Pinochet (1973-1990). Il s’agit de l’une des plus lourdes défaites de la gauche depuis le retour de la démocratie. Cette nouvelle Constitution devait consacrer les aspirations au changement issues du soulèvement social de 2019. Cette occasion manquée illustre aussi l’évolution des priorités d’une société polarisée qui aspire à retrouver un certain apaisement.
L’idée circulait depuis des décennies, mais elle ne semblait jamais devoir se concrétiser. Pourtant, en janvier dernier, le parlement indonésien a adopté une loi autorisant le transfert de la capitale de Jakarta vers Nusantara, une nouvelle ville située à plus de 1.300 kilomètres, dans la province du Kalimantan oriental, à l’horizon 2024.
La crise sanitaire a montré la fragilité de nos systèmes de santé, mais aussi celle d’un système économique mondial interconnecté, aux « chaines d’approvisionnement » peu résilientes. Elle a aussi mis en évidence l’urgence de repenser nos systèmes alimentaires pour qu’ils soient à même de répondre aux besoins d’une alimentation de qualité pour toutes et tous et qu’ils soient respectueux à la fois des travailleurs et travailleuses et de l’environnement. Presque deux ans après le début de la crise, où en est-on dans la mise en oeuvre d’une véritable démocratie alimentaire ? La sécurité sociale de l’alimentation est-elle une piste à creuser pour l’atteindre ?