Voilà dix jours que nous vivons confinés, isolés les uns des autres pour éviter la propagation du virus covid-19. Pour protéger les plus vulnérables de notre société. Isolement ne rime pas nécessairement avec solitude. À voir les nombreux messages humoristiques et de solidarité qui circulent sur les réseaux sociaux, on ne peut qu’en conclure que l’être humain a une capacité de rebondir et de se protéger de l’angoisse et de l’isolement. Enfin... quand on y regarde de près... la situation n’est pas la même pour tous (toutes !). Il y a ceux (celles !) qui en ce moment ne sont pas eux (elles !) confinés, mais qui doivent par contre se trouver dans un grand état de solitude. Les éboueur·euses. Les caissier·ères de magasin qui continuent leur travail (presque) comme si de rien n’était (juste une paire de gants pour dire que...), mais la boule au ventre. Les aides à domicile : aides familiales, gardes à domicile, aide-ménagères sociales pour des bénéficiaires fragilisé·es, infirmier∙ères à domicile, travailleur∙euses social·es, infirmier·ères en psychiatrie, etc. Pourtant indispensables à la vie quotidienne et parfois à la survie de celles et ceux qui en ont besoin, ils et elles n’ont pour la plupart reçu aucune directive claire et aucun moyen pour se protéger et protéger les bénéficiaires de leurs services. Ces travailleur·euses font partie de ces oublié·es de la pandémie. Mais nous, nous ne les oublions pas. Merci d’être là. Vous êtes essentiel·les à la société ! 

Le Gavroche

L'après-Covid : Gare aux mirages

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avril 2020