Après presque deux ans d’exercice du pouvoir, le gouvernement Arizona fait face à une situation budgétaire compliquée. Ses choix en matière de marché du travail, de protection sociale et de finances publiques, présentés comme autant de solutions, révèlent les orientations de sa politique publique: une logique socio-économique de marchandisation tous azimuts et de réduction du périmètre de l’État qui n’augure pas forcément une amélioration des finances publiques.
La concentration croissante des revenus et du patrimoine entre les mains d’une minorité de «super-riches» s’accompagne d’un accroissement des inégalités économiques qui compromettent les idéaux démocratiques de nos sociétés et la satisfaction des besoins fondamentaux. À cela s’ajoute l’impact environnemental des modes de vie polluants des plus fortuné.es. Face à ces enjeux, une mesure comme le revenu maximum suscite un intérêt grandissant. En quoi consiste exactement cette proposition? Bénéficie-t-elle d’un soutien dans l’opinion publique? Et pour quelles raisons? Résultats d’une enquête qualitative1.
Autonomie associative menacée, criminalisation des mouvements sociaux, fragilisation de la concertation sociale, mépris du pouvoir législatif et judiciaire, des universités, des médias de service public… Depuis les dernières élections, on observe une offensive gouvernementale coordonnée contre les droits socio-économiques mais aussi contre les droits civils et politiques. Dans le même temps, et de façon de plus en plus décomplexée, la démocratie – qui repose sur des règles et des valeurs – est contestée, contournée ou même méprisée. C’est pour décrypter ces glissements – opérés principalement par les partis de droite au pouvoir – que nous avons réuni dans ces pages Sibylle Gioe, présidente de la Ligue des droits humains et Ariane Estenne, présidente du MOC.
À tous les niveaux de pouvoir, diverses réformes, en cours ou envisagées, modifient de plus en plus fondamentalement la place, les moyens (y compris financiers), la liberté et donc les capacités d’action et le rôle des corps intermédiaires. Or, de longue date, ces organisations occupent une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie belge telle qu’elle s’est construite. Comment ces organisations y contribuent-elles ? Et quelles conséquences peut avoir leur affaiblissement structurel, voire leur mise hors-jeu, pour l’évolution de la démocratie belge ?